Epidémies et Famines

EPIDEMIES ET FAMINES SONT DETERMINANTES POUR EXPLIQUER L’HISTOIRE DE NOTRE REGION DURANT CETTE PERIODE.

Illustration biblique de la peste noire

Le DAUPHINE, région de passage de toutes les armèes d’invasions, de troupes de mercenaires ou bandes armées diverses, est ravagé dés le haut Moyen-Age par toutes sortes d’épidémies attestées par des écrits historiques.

Pillages, mises à sac, viols et tueries engendrent l’habituelle spirale de FAMINES, MISERE, PAUVRETE, MAUVAISES CONDITIONS D’HYGIENE, favorisant la propagation des grands fléaux de PESTE, LEPRE, CHOLERA etc…qui connaîtront leur apogée du 14 e au 16 e siècle.

“Privés de sac et frustrés de pillage, ils prirent sans vergogne ce qui se pouvait prendre et laissèrent sur place ce qui ne servait plus…. PUIS S’EN FURENT LES TROUPES, PUIS S’EN FURENT LES RATS, Et l’on dit que la peste ravagea le pays….”

carte de diffusion de la peste noire au XIV° sièclemarchant de mort au rats vêtu à l’espagnole

La première épidémies de GRIPPE attestée, ravage l’Europe, et donc le Dauphiné en 1173 et 1174.

La LEPRE décrite dès 1200, de façon endémique en occident, affecte particulièrement le DAUPHINE (cf. Claude MULLER, Heurs et Malheurs du Dauphiné, pages 90/91).

Nos villages de la rive gauche du Drac, particulièrement pauvres, compte tenu des conditions environnementales, économiques et politiques, ne pouvaient pas échapper à ce fléau. La présence permanente de cette maladie est confirmée par l’existence des “MALADRERIES” (ou Maladière) de :

LA BUISSERATTE (Hermitage)

MONTBONNOT

VOIRON

LA MURE

LE BOURG D’OISANS

ALLEMONT

LE MONT DE LANS

Dans les villages éloignés de ces Maladières les lépreux étaient souvent relégués et abandonnés (après avoir reçu “l’extrème onction”, dans des CABANESen lisière de forêt (cf. Claude Muller “Heurs et Malheurs du Dauphiné” pages 90 à 93).

Tentation de Saint Antoine

A l’époque de la première croisade, une nouvelle maladie, baptisée “FEU SACRE” ou “FEU DE SAINT ANTOINE” ravage le Dauphiné et la région Lyonnaise avant de s’étendre à l’ensemble de l’Europe.

Cette maladie longtemps considérée comme un forme de PESTE, fut à l’origine du pélerinage de SAINT ANTOINE L’ABBAYE (cf. Claude Muller “Heurs et Malheurs du Dauphiné” pages 72 à 75).

Il s’agissait en fait, d’un ergotisme gangréneux, maladie endémique dont le développement était favorisé par l’humidité et la mauvaise qualité des grains (ergot de seigle). Comme pour la peste les règles d’hygiène et d’alimentation mettront un terme, au bout de nombreuses années à cette terrible maladie.

(Sources documentaires et historiques : Claude Muller, Heurs et Malheurs du Dauphiné et Histoire des communes d l’Isère.)

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