Seyssinet Hier

SEYSSINET PARISET – ORIGINES ET GENERALITES

L’origine GALLO-ROMAINE des villages de PARIZET, SEYSSINET(Seyssinetto),SAINT NIZIER, SEYSSINS(Seyssino) a laissé peu de traces.

Ce territoire (PARIZET)était le sol de l’antique tribu Gauloise des VOCONCES. Une étroite voie romaine remontait la rive gauche du DRAC (par la vallée de la GRESSE et le col de COSSEY); elle trouvait son point d’attache à CHORGES (Haut Dauphiné, dans l’actuel département des Hautes Alpes) pour joindre “ad fines ALLOBROGUM et CULARONE”. Les témoignages romains n’existent plus (à part quelques traces de tuiles dans le mortier de LA TOUR SANS VENIN !), les emplacements de camps fortifiés sont hypothétiques, par contre la présence BURGONDES (Le royaume Burgondes occupe le Dauphiné durant les IV° et V° siècles)est certifiée par la mise à jour de tombes en 1880, dans le village de SEYSSINS et sur le site de BEAUREGARD à SEYSSINET (cf histoire de Seyssinet par A. de Vernisÿ).

LA TOUR SANS VENIN

L’explication la plus plausible de l’origine du nom de “LA TOUR SANS VENIN” est donnée en 1732 par Monsieur de CAULET : “Le vieux fort ruiné prés de l’église de PARIZET, s’appelait autrefois CASTRUM SANCTIS VENANTII; durant la période des croisades des 11e et 12e siècles, la seigneurie de PARIZET a fourni plusieurs chevaliers de SAINT JEAN DE JERUSALEM,ceux-ci avaient coutume de rapporter de la terre de RHODES pour l’épandre dans le cimetière de Parizet, (une ile de Rhodes possède encore la réputation d’être fatale aux serpents : miracle de Saint Paul)le nom latin du site fut donc inscrit durablement. Il généra maintes légendes et croyances populaires.

LE DONJON DE PARIZET (cf A. de Vernisÿ : monographie de Seyssinet).

En 1339 la forteresse était encore en parfait état(acte officiel aux Archives départementales “Désignatio Castrorum Delphinalium”. Les chatelains de Parizet, Didier puis François de Parizet, administraient les seigneuries Delphinales de Vif et de Parizet. Le Dauphin en était également co-possesseur.

Dans cet acte, la description qui en est faite est la suivante : “Le chateau est situé sur une grande et forte roche, il contient dans son circuit 150 toises de tour, le donjon est une tour carrée, haute, forte et belle, couverte de tuiles de bois avec quatre solis (étages), elle a deux toises et demie de large, haute de onze toises, les murs contiennent cinq pieds et demi” etc…(cf Moyen Age : secteur de Parizet.Une description exhautive a été faite par A. de Vernisÿ dans le chapitre se rapportant au donjon de Parizet dans l’ouvrage cité en référence.

La date probable d’édification se situe au 11e siècle (source Viollet Le Duc) mais rien ne prouve qu’il fut construit sur les ruines d’un ancien bâtiment romain, comme il était d’usage à la fin de la période Gallo-Romaine et au début du Moyen Age. L’existence de la tour (à priori entière) est mentionnée dans des actes jusqu’en 1672.

LES ORIGINES DU PARTAGE TERRITORIAL

A la fin de la période Gallo Romaine le Diocèse de CULARO (Grenoble) est partagé en 3 grandes archiprétrées : Cularum(Grenoble), Vienois(Vienne) et “AU DELA DU DRAC”, les paroisses de Seyssino, Seyssinetto, Saint Just Parizet, faisaient partie de la troisième. Les limites ont été plusieurs fois notifiées au fil des siècles (par exemple : Conseil Delphinal, PV du 13/02/1395, mandement de Parizet en 1532 etc… cf monographie de Seyssinet de A. de Vernisÿ). En 1779 des cartes royales témoignent de la stabilité de ces limites.

LE VILLAGE DE SEYSSINET

Le tracé contemporain de la rue de l’Eglise (entre les deux châteaux Bietrix et des Combes) superpose un ancien chemin creux qui, en se prolongeant vers la rue Antoine Chollier, constituait l’unique rue du village construit à l’horizontale sur la crête. L’actuelle descente de l’avenue Hector Berlioz suit l’ancien “chemin de Grenoble”.

Le village était limité au nord par le chateau de LA BALME (en bordure de Fontaine), à l’est/sud-est par le Drac (dont les rives ont évolué au fil du temps, jusqu’à leur embergement : les îles donneront leurs noms aux quartiers des trois communes de Seyssins, Seyssinet,Fontaine), au sud par les côteaux de vignes encore exploitées au début du 20e siècle.

Surplombant le village, le site de Beauregard fut occupé dès le haut Moyen Age par une grange collectant le produit des hautes terres avant d’être remplacée par le château édifié au 18e siècle ; du château de Parizet (cf paragraphe précédent)il ne reste qu’un petit pan de mur du donjon, la chapelle Notre-Dame (ancienne chapelle du château), le cimetière et un bâtiment ancien, près de l’ancienne porte, bati avec les débris des murailles, qui a servi pendant longtemps de maison curiale puis d’école (Monographie de Seyssinet de A. de Vernisÿ). De nombreux écrits épiscopaux attestent que l’église de Parizet était encore, au 17e siècle, à peu près dans son état initial(fortification du château), le sanctuaire, le clocher, la sacristie ont été successivement ajoutés.

TEMOIGNAGE DE L’URBANISATION HISTORIQUE

LES CHATEAUX

  • La Tour Sans Venin, vestige du chateau de Parizet (11e siècle). – Le château BIETRIX (1600) et l’église Saint-Pierre (12e siècle) devenue chapelle du château. – Le chateau des Combes (1642). – Le chateau de Beauregard (début du 18e siècle) au-dessus du village

LES BATIMENTS DES 18° et 19° siècles.

  • Quelques fermes entre le village et le hameau de Pariset et les fermes de la plaine (cf cadastre de 1823).

Les batiments encore existants aux adresses actuelles suivantes : construits entre 1700 et 1820

  • 54, avenue du Vercors.
  • 13, rue Bouchayer.
  • 9, rue Pasteur.
  • 3, rue Roger Barbe.
  • 27, avenue du Vercors.
  • 68, rue du Progrès.
  • 15, rue Georges Maeder (actuelle salle communale)
  • 28, rue des Fleurs.
  • 19,25 et 27 rue de Comboire.
  • 30,34 et 52 rue de la Résistance.
  • 15,17,19 et 22 rue Antoine Chollier.
  • Répartition géographique de ces constructions :
  • Sur le piémont entre le Hameau de Pariset et le village.
  • Dans la plaine, au nord, entre l’avenue de la République et la rue du Progrès ; à l’angle du boulevard des Frères Désaire avec les rues du Moucherotte et Roger Barbe ; au centre, rue Georges Maeder (entre l’avenue Victor Hugo et le Parc Lesdiguières (la consultation des anciennes cartes cadastrales, du 17e au début du 20e siècle, est interressante à ce sujet).
(Sources documentaires et historiques : Monographie de Seyssinet par A.de Vernisÿ et étude PLU de Seyssinet Pariset (état initial de l’environnement).